Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 18:10
 
La GAUCHE VALAISANNE   ALTERNATIVE apprécie à sa juste valeur, l’attitude des grandes entreprises suisses, exécutrices des travaux, et  le   BLS Alp-Transit les CFF et les autorités Cantonales et Fédérales en charge du dossier du percement du tunnel du Lötschberg, à l’occasion de la fête d’inauguration de ce grand ouvrage.
 
8 ans de travaux dans des conditions extrêmes de danger et d’inconfort. ……….
34 Km de tunnel équipé de voies ferrées,  ayant nécessité le creusement de   88 km  de galeries d’accès et d’évacuation diverses.
4.3 Milliards de francs investis à ce jour
5 morts et de nombreux estropiés, mais pas dans la classe dirigeante des entreprises et institutions cités ci-dessus.
1200 invitations, dont de nombreuses personnalités étrangères, à qui on a  probablement payé le voyage en première classe et l’hôtel ***** et finalement  un festin digne de l’événement.
 
Mais à ces festivités, les travailleurs n’y étaient pas invités…….
 
Ainsi on aura économisé quelques dizaines de milliers de francs sur les 4.3 milliards, et sur  le dos de ceux qui ont trimé, qui ont respiré une atmosphère malsaine, qui ont transpiré, qui ont été meurtris, qui ont été éloignés de leur famille, qui auront probablement   des séquelles de santé suite au travail dans ces conditions et pour finir de  ceux qui en sont morts et de leurs familles.
 
Qu’à cela ne tienne, ces quelques milliers de francs économisés pourront être attribués au renforcement des forces de l’ordre à l’occasion du prochain Forum Mondial à Davos ou ailleurs.
C’est contre de telles injustices flagrantes que la GAUCHE VALAISANNE ALTERNATIVE s’insurge et lutte contre la tendance capitaliste et néo-libérale à peine voilée de nos autorités, de nos entreprises leaders de l’économie, de nos lois protectrices des grands capitaux, du manque de respect et d’égard envers la classe laborieuse.
 
Pour la GAUCHE VALAISANNE ALTERNATIVE  
 
Grazy Lombardi
Par gauche valaisanne alternative - Publié dans : Travail
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 21:01
1. A votre avis, les membres du PS qui partagent votre vision vont-ils quitter ce parti ? A quels nombres estimez-vous ?
 
Il y en aura un certain nombre, c'est sûr, mais difficile de dire combien. De toute façon nous ne tentons aucunement de les « débaucher », les gens doivent mener leur propre réflexion. Plusieurs personnes nous ont déjà contactées et leur motivation est guidée par une déception de plus en plus vive du PS, tant au niveau suisse que valaisan, déception de sa pratique institutionnalisée de la politique et de la tiédeur avec laquelle il défend les valeurs de justice et de solidarité, déception face à un manque de courage à remettre en cause un système malade du néolibéralisme. En effet, comment s'identifier à un parti dont les plus hauts représentants mettent si peu d'énergie à défendre des propositions socialistes, comment s'identifier à un parti dont le candidat aux Conseils aux Etats affirme tabler sur les mêmes valeurs qu'un Jean-René Fournier (dixit Peter Jossen). Un Rouge qui appelle à voter pour un Noir et dont les valeurs sont identiques....franchement autant voter PDC, l'adversaire est au moins clairement identifié.
 
2. La GVA a décidé de lancer une liste pour les élections au Conseil National. Y serez-vous ? La GVA fera-t-elle un appartement avec le PS ?
 
Effectivement l'Assemblée de vendredi passé a décidé que la GVA devrait lancer une liste car une campagne au Conseil national offre une tribune extrêmement intéressante à un nouveau parti soucieux de faire connaître ses propositions. Personnellement, je pense difficile de m'engager dans une campagne alors que je siège encore à la députation sous la bannière PS / Alliance de Gauche. La coordination cantonale de la GVA a reçu le mandat de chercher des candidats et il y aura liste si nous parvenons à trouver des gens extrêmement motivés. La GVA se voulant un mouvement résolument féministe, notre liste sera paritaire.
 
La question des apparentements sera abordée de manière définitive dès le moment où notre liste sera constituée avec certitude. Pour l'instant, les discussions menées ont néanmoins fait ressortir une tendance majoritairement critique à tout apparentement.
 
3. Quelles sont à votre avis les chances de la GVA et quelle audience aura-t-elle sur la politique valaisanne ? Haut-Valaisanne ?
 
La GVA va recueillir les suffrages des gens de gauche qui ne se reconnaissent pas ou plus dans le Parti socialiste. Des électeurs qui ont envie d'une gauche différente, combative, une gauche de propositions pour qu'un autre monde soit possible, un monde où le politique aura repris le pouvoir sur l'économie.
Je ne prendrais pas le risque de faire un pronostique de notre résultat mais si notre liste est composée de personnalités connues et populaires, nous espérons bien avoir une certaine reconnaissance. L'audience dans le Haut-Valais se soldera probablement par un chiffre en o/oo (pour mille) ceci en l'absence d'un ancrage dans cette partie du canton mais surtout en l'absence d'un candidat germanophone.
Par gauche valaisanne alternative
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 21:00
Entrer en politique c'est un peu comme entrer dans les ordres ou décider d'unir sa vie à l'être aimé. On partage les mêmes valeurs fondamentales, on a les mêmes aspirations, les mêmes rêves. Ensemble, on affronte les épreuves, on cherche des solutions aux problèmes de notre société, on fait des compromis, on partage la joie des victoires, petites ou grandes.
 
Mais lorsque les compromis deviennent trop lourds, lorsque les moyens pour atteindre les objectifs divergent trop fortement ou plus grave lorsque les valeurs essentielles ne sont plus défendues par nos plus hauts représentants alors vient le temps des remises en question.
 
CherEs camarades du parti socialiste, je tire ma révérence. Non pas qu'au sein de la naissante « gauche valaisanne alternative » l'herbe y soit plus verte, non pas non plus pour simplement recouvrer une pureté idéologique, comme l'a dit Charles-Marie Michellod, mais bien pour mener des actions qui soient en cohérence avec les discours. Le parti socialiste valaisan va mal, très mal. La base ne se renouvelle pas, les assemblées de section sont clairsemées, celles des fédérations s'apparentent plus à une sortie du troisième âge. En 2008, il va être extrêmement difficile de remplacer les élus sortants dans les différents conseils communaux et généraux.
 
Le parti socialiste ne suscite plus l'engouement, ne fait plus rêver. Il est rentré dans le rang. Moins de dix ans de présence au sein du gouvernement valaisan auront suffi à casser le rêve. En effet, si l'on observe objectivement l'action de notre représentant au Conseil d'Etat, force est de constater que l’empreinte de gauche y est peu visible. Et ce n'est pas uniquement le respect de la collégialité qui est en cause. De nombreux dossiers auraient mérité un engagement déterminé : les conditions de travail du personnel soignant découlant de la réforme hospitalière, les soins palliatifs, le soutien à des associations comme l'AVIC (Ass. Pour l'interprétariat communautaire) pourtant réclamé par les médecins valaisans. Sur ce dossier, il convient de noter que le département de Claude Roch soutient l'AVIC au sein des Ecoles. Etrange tout de même de voir que dans ce domaine un radical fait mieux qu'un socialiste ! Serait-ce le syndrome de Stockholm ou alors tout simplement un manque de volonté ?
 
Le dossier le plus scandaleux reste toutefois celui de la gestion financière des requérants d'asile. Après huit longues années de déni complet, le département de M. Burgener a fini par avouer avoir prélevé des sommes indues sur les revenus des réfugiés. Ce qui faisait dire à Gabriel Bender dans un éditorial du « Peuple valaisan » d'avril 2005 : « M. Burgener fait preuve de discrétion honteuse en matière de gestion de l'aide aux requérants d'asile. Vaut-il la peine d'élire un socialiste si le monstre administratif poursuit son travail de sape au quotidien ? » Pourtant, en 2007, aucun requérant d'asile n'a été dédommagé et le travail de sape se poursuit, avec la complicité coupable de notre Conseiller d'Etat.
 
La lutte que je mène depuis plusieurs années en faveur de ces « damnés de la terre » a permis toutefois de découvrir de vrais amis au sein du parti socialiste. Des personnes, qui malgré les pressions, les intimidations, les menaces à peine couvertes se sont engagées et s'engagent encore. Merci donc à Stéphane Rossini, Marcelle Monnet, Florian Chappot, Jean-Daniel Nanchen, Yves Ecoeur, Charles-Marie Michellod et bien d'autres encore. Notre lutte se poursuivra tant que toute la lumière n'aura pas été faite et justice rendue.
 
Bien sûr Thomas Burgener n'est pas le parti mais il en est la partie visible, la figure qui crée l'émulation, le désir d'identification. Les citoyens valaisans dont le coeur balance à gauche ont donc bien peu de raison de rejoindre les rangs du parti socialiste. D'ailleurs, on le voit bien, ils privilégient d'autres formations, les Verts notamment. Même les Jeunesses socialistes se montrent extrêmement critiques et nombre d'entre eux refusent de s'affilier au Parti. Certains même choisissent de rejoindre les rangs de la gauche valaisanne alternative.
 
L'élaboration de la liste pour les élections nationales de cet automne est aussi symptomatique du profond malaise que rencontre le parti. Manoeuvres des uns, incompétence des autres pour finalement devoir se rabattre sur une liste unitaire présentée comme étant « le fruit d'une stratégie finement élaborée ». Pourtant à l'heure qu'il est rien ne dit que l'unité de façade ne résiste à l'égocentrisme des Haut-Valaisans emmenés par Bodenmann et son servile Eyer. Le groupe PS/AdG du Grand Conseil se souviendra longtemps de son soutien inconditionnel au trublion du Haut lors de sa candidature à la deuxième vice-présidence.
 
Le parti socialiste a besoin d'un électrochoc, d'une cure de modestie pour réapprendre le combat, l'engagement pour les plus démunis, une véritable promotion de la femme. Cet engagement doit quitter le champ de la rhétorique et se concrétiser à travers des actes concrets. Avoir le pouvoir et vouloir le conserver n'a de sens que si on le met au service des valeurs socialistes. Sinon, le pouvoir pervertit.
 
 
Véronique Barras-Martinet
Députée

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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 21:15
Au soir de la votation sur la 5ème révision de l’assurance Invalidité, la Gauche Valaisanne Alternative déplore la victoire du OUI au démantèlement de l’AI. Nous sommes particulièrement tristes de ne pas être parvenus à défendre les personnes atteintes dans leur santé. Notre démocratie elle aussi souffre hélas de certains handicaps, comme par exemple l’inégalité des moyens à disposition lors d’une campagne de votations.
A coup de slogans populistes et fallacieux, la droite alliée sous une même bannière est parvenue à franchir une nouvelle étape dans sa politique de sape de nos assurances sociales.
Refusant encore toute responsabilité envers les personnes touchées dans leur santé, certains responsables politiques, à la botte d’une économie suisse arrogante, annoncent aujourd’hui déjà le refus d’un financement social et une nouvelle coupe dans les prestations via une 6ème révision.
Il sera de notre devoir, et nous nous y emploierons, de lutter contre toute nouvelle mesure d’économie sur le dos des personnes en situation de handicap.
Dans ce pays plus riche que jamais, il est inacceptable d’accorder tant de faveurs aux entreprises réalisant des bénéfices par milliards, tout comme de merveilleux forfaits fiscaux aux plus fortunés. Il n’est pas tolérable non plus de faire ensuite supporter aux plus faibles les conséquences d’une politique économique libérale à outrance.
La Gauche Valaisanne Alternative espère au moins que les promesses faites par les offices AI et les employeurs concernant la réinsertion des personnes handicapées et le maintien du secret médical seront tenues.
 
Pour la Gauche Valaisanne Alternative
Barbara Lanthemann
Par gauche valaisanne alternative - Publié dans : Social
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 21:14
On peut se demander pourquoi fonder un nouveau mouvement de gauche en Valais: dans notre canton, la gauche est faible et, déjà, à côté de la majorité PS, sont apparus ces dernières années les Verts et le PCS. A quoi sert-il donc d'ajouter encore à cette diversité ? Une nouvelle division ne va-t-elle pas affaiblir la gauche et rendre service à cette droite si puissante dans notre canton traditionaliste ? Pourquoi d'autre part, alors que la gauche de la gauche, qui décidément n'est pas à la mode, essuie des échecs un peu partout, créer un mouvement qui s'apparente à elle ?
 
A vrai dire, il y a beaucoup à répondre. D'abord, il faut constater que les forces de gauche actuellement existantes ne représentent pas tout l'éventail des conceptions de gauche. Le PS, même si en Valais, et en Suisse romande en général, il a conservé une part de sa combativité, adhère à la social-démocratie qui ne voit pas d'alternative au système actuel, défend surtout les acquis du passé sans prévoir l'aveniret est en général prête à tous les compromis lorsqu'il s'agit de participer au pouvoir à tous les échelons. Les Verts, même s'il est entre eux des divergences (ils sont plus à gauche au Parlement fédéral), sont globalement un parti de centre-gauche, dont les propositions novatrices sont souvent marquées par une trop grande modération. Le PCS exprime aussi une sensibilité centriste, en plus liée à une vision confessionnelle du monde. Ainsi ceux qui pensent qu'on peut dès maintenant travailler à changer profondément le monde dans lequel nous vivons en songeant déjà au dépassement du capitalisme ne sont pas représentés par les actuels partis de la gauche valaisanne: irréalistes pour le PS, archaïques pour les Verts, sans doute excessifs pour les chrétiens-sociaux, les défenseurs d'une gauche à la gauche du PS ne trouvent aujourd'hui pas leur place sur l'échiquier politique cantonal.
 
Pourtant, et c'est la deuxième justification de la création d'une nouvelle structure, il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire de refuser sans concession de nombreux aspects du système actuel, tout en ouvrant le plus large débat démocratique pour la construction d'une alternative. En effet les partis de la gauche modérée, du fait de leur participation aux coalitions gouvernementales contrôlées par la droite, sont toujours prêts aux compromis, et de compromis en compromis (et en compromissions), ils négligent facilement l'essentiel qu'ils sont censés défendre (il faut penser à la Poste, aux concessions sur le marché de l'électricité, à l'obsession de la croissance économique, du désendettement et de la limitation des dépenses publiques, aux discours sur l'explosion des coûts de la santé, sur le fait qu'il faut "rationaliser pour ne pas rationner", etc.).
Or il est clair qu'aujourd'hui il faut partout dans le monde des mouvements maintenant un engagement sans failles face à certaines questions.
Il y a d'abord le nécessaire engagement sans compromis pour le service public. C'est le service public qui fournit pour tous et dans toutes les régions, même périphériques, les bases d'une existence convenable: éducation, santé, transports, communications, énergie. Un engagement sans failles ne se réduit pas dans ce domaine à défendre un vague service universel que n'importe qui, même des sociétés anonymes plus ou moins contrôlées par l'Etat, pourrait fournir. Pour l'essentiel, en vue du respect de la qualité et de l'égalité d'accès, il faut défendre et promouvoir un service public directement aux mains de l'Etat. Concrètement, cela veut dire qu'il faut lutter pour qu'on n'écoute plus les sirènes de la libéralisation qui par exemple démembre et affaiblit toujours plus Swisscom et la Poste. Il est aussi sûr qu'à terme il faudra obtenir que les entreprises aujourd'hui soumises à la libéralisation, puisse retrouver, à l'abri de la concurrence, une vraie philosophie du service public. Une deuxième tâche est de lutter sans failles pour développer notre système public de protection sociale: cela veut dire un système d'assurance maladie à but uniquement social qui ne soit pas confié à des sociétés privées se vouant aussi au commerce, une vraie AI qui ne montre pas du doigt ceux qui en ont besoin, un premier pilier conséquent intégrant le deuxième pilier branlant et cela, au plus tard à 65 ans. Une troisième tâche essentielle est la défense de la qualité de vie et de l'emploi à travers une autre économie. Au départ, il n'est pas nécessaire de tout révolutionner pour aller dans cette direction. Il faut d'abord penser à maintenir un tissu solide d'entreprises agricoles familiales et de PME. Il ne faut pas seulement soutenir les entreprises compétitives travaillant dans les secteurs dynamiques en vue d'exporter, mais aussi celles qui travaillent pour le marché intérieur. Dans ce but, il s'agit d'encourager l'achat des produits régionaux, d'établir si possible un lien direct avec les producteurs, de recourir le plus souvent aux entreprises locales même si ailleurs on est un peu moins cher, de chercher à se soutenir plutôt qu'à se faire une vaine concurrence, en créant des réseaux de coopération à l'échelle régionale. Quand les circonstances s'y prêtent, par exemple s'il est question de fermer une entreprise rentable pour des raisons spéculatives et qu'on ne trouve pas de repreneur privé, la création d'entreprises coopératives propriété des travailleurs, plutôt que d'entreprises privées, doit aussi nous préoccuper: elles peuvent être aussi efficaces que les autres et sont supérieures du point de vue démocratique et humain. Pour les travailleurs des grandes sociétés capitalistes, il est clair qu'une lutte constante et sans failles pour de meilleures conditions de travail, notamment salariales, et pour une meilleure participation à la gestion des entreprises, s'impose plus que jamais. Il est aussi clair qu'à l'heure où tombent toutes les frontières au nom du seul enrichissement des plus riches, il n'est pas possible de préserver la qualité de vie des habitant-e-s d'un pays, sans rejeter les grands ensembles néolibéraux comme l'UE dans sa forme actuelle et l'OMC comme elle fonctionne aujourd'hui. Un domaine où il s'agit aussi d'oeuvrer sans compromis (en actes et non en paroles) est l'établissement d'une véritable égalité entre les femmes et les hommes: si la lutte doit se mener au niveau des entreprises pour obtenir l'égalité salariale, elle doit aussi se mener au niveau de l'Etat pour que les postes à responsabilité, dans l'administration et dans les organes élus, soient également partagés.
Il y a peu Moritz Leuenberger a montré son engagement très vacillant pour les retraités en parlant dans la presse de compromis concernant l'AVS: "Cela pourrait par exemple signifier: aussi bien une discussion sur l'âge de la retraite que sur de nouvelles recettes" (voir www.romandie.com). Et Hans-Jürg Fehr a affiché son faible engagement pour l'AI quand il s'est opposé au lancement d'un référendum au motif que "l'UDC aura(it) une nouvelle occasion de tirer à boulets rouges sur les faux invalides" (voir www.tsr.ch). Des affirmations de ce genre, venant de dirigeants très influents, manifestent la faiblesse du PS, quelle que soit la position finalement adoptée. De tels propos amènent à se demander ce qui compte pour ces deux responsables. Sont-ils en premier lieu soucieux des intérêts des citoyens moins favorisés de ce pays, ou songent-ils surtout l'un à gouverner avec les radicaux sans tensions majeures, l'autre à gagner plus de sièges que l'UDC aux prochaines élections fédérales ? Leurs déclarations sont d'ailleurs de la même veine que les plaidoyers de Micheline Calmy-Rey en faveur du paradis fiscal suisse et du secret bancaire.
 
C'est ainsi qu'en Valais comme ailleurs il faut qu'émerge une gauche combative et hostile aux compromis. Elle doit donner à celles et ceux qui ne votent pas ou qui ne votent plus des raisons de s'intéresser à la politique. Elle doit aussi donner à celles et ceux que les louvoiements sociaux-démocrates ne convainquent pas, mais qui votent quand même PS faute de mieux, de quoi s'y retrouver vraiment. Mais elle doit aussi se montrer crédible en montrant que songer au dépassement du sytème actuel n'a rien d'une attitude romantique sans issue, ni d'un extrémisme nostalgique d'un impossible Grand Soir. Une gauche combative est une gauche démocratique, donnant l'initiative aux citoyen-ne-s et non aux leaders et aux appareils, une gauche respectueuse de toutes les libertés légitimes, du caractère graduel de toutes les vraies évolutions et de la nécessité de toujours multiplier les points de vue sur toute situation. Mais une gauche combative est une gauche qui par respect pour les êtres humains et pour leur aspiration à la justice et au bonheur ne pourra jamais non plus accepter de dire que ce qui est vrai est faux et que ce qui fait du tort aux plus faibles peut être de quelque manière justifié ou objet de négociation.
Ainsi il est une place, partout dans le monde, pour une gauche visant à travailler, avec les êtres humains et non seulement pour eux. Le Valais est une région périphérique, peu favorisée, victime potentielle des projets néolibéraux. Il possède aussi les atouts de ses traditions communautaires, d'un sens de l'identité qui peut renforcer les solidarités et d'une combativité qui s'est exprimée notamment dans les luttes paysannes. Il faut qu'ensemble les citoyen-ne-s et travailleurs-ses de ce pays prennent l'initiative pour que cette région reste vivante. Il lui faut une économie diversifiée, qui ne soit pas principalement orientée vers le tourisme de masse. Il lui faut des activités (agriculture, tourisme doux, artisanat) respectueuses de l'environnement. Il lui faut une vraie démocratie aux niveaux politique et économique, accordant tous leurs droits aux femmes, un vrai progrès social, une générosité dans l'accueil des personnes étrangères et dans leur intégration à la vie régionale. Ces aspirations n'ont rien d'extrémiste, mais il est clair qu'aujourd'hui leur réalisation implique la remise en question radicale d'un système fondé sur le culte de la compétition pour l'argent et la consommation au bénéfice d'une poignée de riches de plus en plus riches.
C'est pour une avancée dans une telle direction qu'une gauche alternative doit se constituer en Valais !

Jean-Marie Meilland
Par gauche valaisanne alternative
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Plateforme de la GVA

 
 
 
Gauche
Valaisanne
Alternative
 
 
 
 
 
"Dépasser le capitalisme et l'individualisme ne signifie pas se battre
seulement contre une politique. Certes, le capitalisme, c'est la banque
internationale, les pouvoirs, leurs polices et leurs armées. Mais il
est surtout en chacun de nous, dans la mesure où chacun se vit au
quotidien comme un individu, comme un être isolé des autres et
seulement capable d'établir avec eux des liens contractuels et
utilitaristes. Le dépassement de cet individualisme passe par le
développement, en situation, de pratiques de lien social non seulement
différentes, "contestataires", mais aussi plus puissantes et plus
joyeuses."
 
MICHEL BENASAYAG
 
 
 
 
 
 
 
Sommaire                                                                                                         Pages
 
 
 
 
Introduction
 
Une gauche combative pour le Valais
 
 
Propositions 
 
1)    Travail
2)    Démocratie
3)    Egalité Femmes-Hommes
4)    Social

5)    Santé
6)    Services publics
7)    Fiscalité
8)    Economie
9)    Education et Formation
10) Culture et Sport
11) Sécurité
12) Environnement
13) Lutte contre les discriminations
14) Laïcité
15) Politique de Paix
16) Politique européenne
17) Politique internationale
18) Politique migratoire
 
 
 
 
 
PLATE-FORME DE LA GAUCHE VALAISANNE ALTERNATIVE
(approuvée lors de l'Assemblée constitutive du 15 juin 2007 à Sion)
 
 
Introduction
 
Une gauche combative pour le Valais
 
On peut se demander pourquoi fonder un nouveau mouvement de gauche en Valais: dans notre canton, la gauche est faible et, déjà, à côté de la majorité PS, sont apparus ces dernières années les Verts et le PCS. A quoi sert-il donc d'ajouter encore à cette diversité ? Une nouvelle division ne va-t-elle pas affaiblir la gauche et rendre service à cette droite si puissante dans notre canton traditionaliste ? Pourquoi d'autre part, alors que la gauche de la gauche, qui décidément n'est pas à la mode, essuie des échecs un peu partout, créer un mouvement qui s'apparente à elle ?
 
A vrai dire, il y a beaucoup à répondre. D'abord, il faut constater que les forces de gauche actuellement existantes ne représentent pas tout l'éventail des conceptions de gauche. Le PS, même si en Valais, et en Suisse romande en général, il a conservé une part de sa combativité, adhère à la social-démocratie qui ne voit pas d'alternative au système actuel, défend surtout les acquis du passé sans prévoir l'aveniret est en général prête à tous les compromis lorsqu'il s'agit de participer au pouvoir à tous les échelons. Les Verts, même s'il est entre eux des divergences (ils sont plus à gauche au Parlement fédéral), sont globalement un parti de centre-gauche, dont les propositions novatrices sont souvent marquées par une trop grande modération. Le PCS exprime aussi une sensibilité centriste, en plus liée à une vision confessionnelle du monde. Ainsi ceux qui pensent qu'on peut dès maintenant travailler à changer profondément le monde dans lequel nous vivons en songeant déjà au dépassement du capitalisme ne sont pas représentés par les actuels partis de la gauche valaisanne: irréalistes pour le PS, archaïques pour les Verts, sans doute excessifs pour les chrétiens-sociaux, les défenseurs d'une gauche à la gauche du PS ne trouvent aujourd'hui pas leur place sur l'échiquier politique cantonal.
 
Pourtant, et c'est la deuxième justification de la création d'une nouvelle structure, il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire de refuser sans concession de nombreux aspects du système actuel, tout en ouvrant le plus large débat démocratique pour la construction d'une alternative. En effet les partis de la gauche modérée, du fait de leur participation aux coalitions gouvernementales contrôlées par la droite, sont toujours prêts aux compromis, et de compromis en compromis (et en compromissions), ils négligent facilement l'essentiel qu'ils sont censés défendre (il faut penser à la Poste, aux concessions sur le marché de l'électricité, à l'obsession de la croissance économique, du désendettement et de la limitation des dépenses publiques, aux discours sur l'explosion des coûts de la santé, sur le fait qu'il faut "rationaliser pour ne pas rationner", etc.).
Or il est clair qu'aujourd'hui il faut partout dans le monde des mouvements maintenant un engagement sans failles face à certaines questions.
Il y a d'abord le nécessaire engagement sans compromis pour le service public. C'est le service public qui fournit pour tous et dans toutes les régions, même périphériques, les bases d'une existence convenable: éducation, santé, transports, communications, énergie. Un engagement sans failles ne se réduit pas dans ce domaine à défendre un vague service universel que n'importe qui, même des sociétés anonymes plus ou moins contrôlées par l'Etat, pourrait fournir. Pour l'essentiel, en vue du respect de la qualité et de l'égalité d'accès, il faut défendre et promouvoir un service public directement aux mains de l'Etat. Concrètement, cela veut dire qu'il faut lutter pour qu'on n'écoute plus les sirènes de la libéralisation qui par exemple démembre et affaiblit toujours plus Swisscom et la Poste. Il est aussi sûr qu'à terme il faudra obtenir que les entreprises aujourd'hui soumises à la libéralisation, puisse retrouver, à l'abri de la concurrence, une vraie philosophie du service public. Une deuxième tâche est de lutter sans failles pour développer notre système public de protection sociale: cela veut dire un système d'assurance maladie à but uniquement social qui ne soit pas confié à des sociétés privées se vouant aussi au commerce, une vraie AI qui ne montre pas du doigt ceux qui en ont besoin, un premier pilier conséquent intégrant le deuxième pilier branlant et cela, au plus tard à 65 ans. Une troisième tâche essentielle est la défense de la qualité de vie et de l'emploi à travers une autre économie. Au départ, il n'est pas nécessaire de tout révolutionner pour aller dans cette direction. Il faut d'abord penser à maintenir un tissu solide d'entreprises agricoles familiales et de PME. Il ne faut pas seulement soutenir les entreprises compétitives travaillant dans les secteurs dynamiques en vue d'exporter, mais aussi celles qui travaillent pour le marché intérieur. Dans ce but, il s'agit d'encourager l'achat des produits régionaux, d'établir si possible un lien direct avec les producteurs, de recourir le plus souvent aux entreprises locales même si ailleurs on est un peu moins cher, de chercher à se soutenir plutôt qu'à se faire une vaine concurrence, en créant des réseaux de coopération à l'échelle régionale. Quand les circonstances s'y prêtent, par exemple s'il est question de fermer une entreprise rentable pour des raisons spéculatives et qu'on ne trouve pas de repreneur privé, la création d'entreprises coopératives propriété des travailleurs, plutôt que d'entreprises privées, doit aussi nous préoccuper: elles peuvent être aussi efficaces que les autres et sont supérieures du point de vue démocratique et humain. Pour les travailleurs des grandes sociétés capitalistes, il est clair qu'une lutte constante et sans failles pour de meilleures conditions de travail, notamment salariales, et pour une meilleure participation à la gestion des entreprises, s'impose plus que jamais. Il est aussi clair qu'à l'heure où tombent toutes les frontières au nom du seul enrichissement des plus riches, il n'est pas possible de préserver la qualité de vie des habitant-e-s d'un pays, sans rejeter les grands ensembles néolibéraux comme l'UE dans sa forme actuelle et l'OMC comme elle fonctionne aujourd'hui. Un domaine où il s'agit aussi d'oeuvrer sans compromis (en actes et non en paroles) est l'établissement d'une véritable égalité entre les femmes et les hommes: si la lutte doit se mener au niveau des entreprises pour obtenir l'égalité salariale, elle doit aussi se mener au niveau de l'Etat pour que les postes à responsabilité, dans l'administration et dans les organes élus, soient également partagés.
Il y a peu Moritz Leuenberger a montré son engagement très vacillant pour les retraités en parlant dans la presse de compromis concernant l'AVS: "Cela pourrait par exemple signifier: aussi bien une discussion sur l'âge de la retraite que sur de nouvelles recettes" (voir www.romandie.com). Et Hans-Jürg Fehr a affiché son faible engagement pour l'AI quand il s'est opposé au lancement d'un référendum au motif que "l'UDC aura(it) une nouvelle occasion de tirer à boulets rouges sur les faux invalides" (voir www.tsr.ch). Des affirmations de ce genre, venant de dirigeants très influents, manifestent la faiblesse du PS, quelle que soit la position finalement adoptée. De tels propos amènent à se demander ce qui compte pour ces deux responsables. Sont-ils en premier lieu soucieux des intérêts des citoyens moins favorisés de ce pays, ou songent-ils surtout l'un à gouverner avec les radicaux sans tensions majeures, l'autre à gagner plus de sièges que l'UDC aux prochaines élections fédérales ? Leurs déclarations sont d'ailleurs de la même veine que les plaidoyers de Micheline Calmy-Rey en faveur du paradis fiscal suisse et du secret bancaire.
 
C'est ainsi qu'en Valais comme ailleurs il faut qu'émerge une gauche combative et hostile aux compromis. Elle doit donner à celles et ceux qui ne votent pas ou qui ne votent plus des raisons de s'intéresser à la politique. Elle doit aussi donner à celles et ceux que les louvoiements sociaux-démocrates ne convainquent pas, mais qui votent quand même PS faute de mieux, de quoi s'y retrouver vraiment. Mais elle doit aussi se montrer crédible en montrant que songer au dépassement du système actuel n'a rien d'une attitude romantique sans issue, ni d'un extrémisme nostalgique d'un impossible Grand Soir. Une gauche combative est une gauche démocratique, donnant l'initiative aux citoyen-ne-s et non aux leaders et aux appareils, une gauche respectueuse de toutes les libertés légitimes, du caractère graduel de toutes les vraies évolutions et de la nécessité de toujours multiplier les points de vue sur toute situation. Mais une gauche combative est une gauche qui par respect pour les êtres humains et pour leur aspiration à la justice et au bonheur ne pourra jamais non plus accepter de dire que ce qui est vrai est faux et que ce qui fait du tort aux plus faibles peut être de quelque manière justifié ou objet de négociation.
Ainsi il est une place, partout dans le monde, pour une gauche visant à travailler, avec les êtres humains et non seulement pour eux. Le Valais est une région périphérique, peu favorisée, victime potentielle des projets néolibéraux. Il possède aussi les atouts de ses traditions communautaires, d'un sens de l'identité qui peut renforcer les solidarités et d'une combativité qui s'est exprimée notamment dans les luttes paysannes. Il faut qu'ensemble les citoyen-ne-s et travailleurs-ses de ce pays prennent l'initiative pour que cette région reste vivante. Il lui faut une économie diversifiée, qui ne soit pas principalement orientée vers le tourisme de masse. Il lui faut des activités (agriculture, tourisme doux, artisanat) respectueuses de l'environnement. Il lui faut une vraie démocratie aux niveaux politique et économique, accordant tous leurs droits aux femmes, un vrai progrès social, une générosité dans l'accueil des personnes étrangères et dans leur intégration à la vie régionale. Ces aspirations n'ont rien d'extrémiste, mais il est clair qu'aujourd'hui leur réalisation implique la remise en question radicale d'un système fondé sur le culte de la compétition pour l'argent et la consommation au bénéfice d'une poignée de riches de plus en plus riches.
C'est pour une avancée dans une telle direction qu'une gauche alternative doit se constituer en Valais !
 
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Propositions:
 
1) TRAVAIL:
La Gauche valaisanne alternative ne craint pas de s'affirmer comme un mouvement de travailleurs-ses. Il est parfois de bon ton aujourd'hui de dire que la référence aux travailleurs-ses est dépassée. Nous nous insurgeons contre cette opinion droitière. Le travail reste en effet un des centres de la vie humaine: dans sa dimension productive il procure les biens nécessaires à la vie, il occupe aussi un temps considérable au cours de l'existence, il est encore souvent, dans tous les pays, une occasion d'exploitation à travers les bas salaires, le travail précaire, le travail sur appel, le grand nombre des vexations venant de l'autoritarisme des patrons et des chefs. Nous ne pensons pas, comme les anciens socialistes, que le travail est nécessairement ce qui fait le sens de la vie et la dignité de l'homme. Mais il faut reconnaître que pour ceux qui ne sont pas rentiers, le travail demeure une base de l'existence. Il fournit le salaire qui est le moyen habituel de gagner sa vie durant la période active. Dans ce sens, il est essentiel que de sérieux efforts soient entrepris pour que le plus possible la création d'emplois, notamment publics, remplace les allocations chômage. Il est aussi de première importance que le travail soit justement et suffisamment rémunéré. Il faut noter encore que pour beaucoup, le travail quand il est choisi et apprécié, est une voie privilégiée d'épanouissement personnel, où l'on peut à la fois exprimer ses compétences, établir des relations enrichissantes avec les autres et apporter sa contribution à la vie de la société: pour que le travail réponde à ces attentes légitimes, il faut qu'il satisfasse certaines conditions (sécurité au travail, environnement favorable, vacances) et qu'il soit l'affaire des travailleurs (consultation du personnel, progrès vers la cogestion et la copropriété, propriété collective) et non seulement le lieu de l'exploitation capitaliste. Le travail, qu'il soit celui des ouvriers-ères, des paysan-ne-s, des employé-e-s, des fonctionnaires, des intellectuel-le-s et artistes, est une activité dont la signification humaine est considérable: la Gauche valaisanne alternative luttera donc pour qu'il devienne toujours plus un lieu d'épanouissement et qu'il ne soit pas transformé tout simplement en marchandise générant des profits.
 
En conséquence, nous voulons:
- un salaire minimum légal de 3.500 francs nets par mois, indexé au coût de la vie;
- une meilleure protection contre la précarisation et les licenciements, avec l'interdiction des licenciements collectifs dans les entreprises qui réalisent des bénéfices;
- la réduction progressive et secteur par secteur du temps de travail;
- une protection absolue des droits syndicaux (notamment celle qui doit être assurée aux représentants syndicaux)
- des mesures effectives (CCT généralisées, salaires minimaux, contrôles) pour accompagner la libre circulation des travailleurs européens;
- une lutte intensive contre le travail au noir et au gris, avec des sanctions sévères contre les employeurs en infraction;
- un renforcement du droit du travail;
- des mesures pour faciliter l'accès au travail des jeunes et des seniors;
- une meilleure protection des salariés en cas de maladie, avec, dans ce cas, l'interdiction de licencier.
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2) DEMOCRATIE:
La Gauche valaisanne alternative veut lutter, dans tous les domaines, pour plus de démocratie: la politique est la conduite des affaires de la cité, et la cité est composée de l'ensemble des habitant-e-s. Les affaires de la cité concernent tout le monde à tout moment, et pas seulement épisodiquement, lors d'élections ou de votations sur des sujets importants. La démocratie, même si chez nous elle est souvent invoquée et pratiquée plus qu'ailleurs, souffre de diverses faiblesses: abstentionnisme élevé, disproportion des moyens utilisés par les camps opposés lors des campagnes, débats menés surtout au niveau des leaders politiques, mauvaise volonté des politiques face au désaveu populaire. Nous voulons renforcer la démocratie, faire en sorte que ce système dont nous pouvons être fiers ne soit pas affaibli et décrédibilisé par des usages contraires à son esprit. Comment admettre que des millions soient investis par les milieux d'affaires pour contrer des projets promus seulement avec quelques centaines de milliers de francs, de pleines pages jour après jour dans les journaux écrasant sous leur poids quelques petits avis irréguliers en bas des pages ? Cette pratique relève de l'oligarchie et rappelle le temps où il fallait payer des cautions pour publier des journaux, ce qui rendait la publication de certaines opinions impossible.
 
En conséquence, nous voulons:
- le plafonnement des dépenses de campagne;
- l'obligation faite aux administrations et aux entreprises d'accorder des congés pour des activités politiques (participation à des débats, à des manifestations, à des réunions d'organisations politiques ou liées à des mandats électifs);
- un soutien public à la presse d'opinion;
- l'octroi du droit d'éligibilité aux fonctionnaires (qui sont des citoyen-ne-s comme les autres), excepté les cadres, pour toutes les fonctions;
- l'obligation de transparence concernant les liens d'intérêts des élu-e-s;
- le renforcement de la démocratie participative (particulièrement au niveau local, avec association des habitant-e-s concerné-e-s aux décisions) ;
- en Valais, la convocation d’une Constituante pour rédiger une nouvelle constitution cantonale.
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3) EGALITE FEMMES-HOMMES:
La Gauche valaisanne alternative est un mouvement féministe. Il est décidé à lutter sans réserve pour une mise en application de la loi sur l'égalité, qui rencontre toujours beaucoup d'entraves. Nous constatons que dans certains domaines, comme la politique, malgré les discours et les proclamations, à gauche comme à droite, la discrimination à l'égard des femmes continue. Toutes sortes de prétextes, mérites des sortants, impréparation ou manque de popularité des candidates, etc. sont avancés pour protéger la chasse gardée des hommes: il semble que, pour les femmes, dans notre région, en politique ce n'est jamais le moment. Alors que se manifeste de nouveau plus fréquemment l'idéologie de la femme au foyer heureuse seulement d'être mère, nous sommes résolus à obtenir sans tarder la juste part que les femmes peuvent revendiquer dans la gestion de la société.
 
En conséquence nous voulons:
- l'égalité effective des salaires femmes-hommes;
- la parité dans les postes à responsabilités (avec quotas pour les fonctions politiques);
- des mesures favorisant la prise en charge collective et le partage égal des tâches entre femmes et hommes;
- des dispositions renforcées contre la violence faite aux femmes.
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4) SOCIAL:
La Gauche valaisanne alternative défend une politique sociale large et audacieuse, parce qu'il est du devoir de l'Etat de garantir également à toutes et à tous les bases d'une vie satisfaisante, de la naissance au terme de la vie.
Nous ne comptons pas essentiellement sur le social pour pallier toutes les insuffisances d'une société dont on ne veut pas soigner les maux à la racine. Quand l'économie fonctionne mal, par exemple, nous pensons que les solutions doivent être économiques (des emplois satisfaisants) et non sociales (de petits travaux pour chômeurs). Cependant, pour autant qu'il n'est pas possible de résoudre vraiment les problèmes, une politique sociale procurant un revenu et diverses aides aux exclus du monde du travail reste nécessaire.
Nous pensons par ailleurs qu'il existe un véritable domaine de la politique sociale, où il s'agit de répondre à des besoins qui ne sont pas couverts directement par les revenus salariaux: assurance-maladie, assurance-accident, assurance-invalidité, retraite. Ce domaine doit selon nous être encore développé, et il est de la plus grande importance aujourd'hui de s'opposer de la manière la plus déterminée aux entreprises de démantèlement voulus sous divers prétextes par la droite: il reste essentiel à nos yeux de répéter que le vieillissement de la population, aussi bien que l'explosion de certains coûts, et que l'existence occasionnelle d'abus, ne sont que des prétextes utilisés par la droite pour remettre en question l'un des plus grands acquis de la civilisation du XXème siècle.
 
En conséquence nous voulons:
- un premier pilier renforcé avec intégration progressive du deuxième pilier à l'AVS (système unique de retraites populaires); 
- la retraite à 64 ans pour les hommes et les femmes, avec des mesures pour favoriser des retraites flexibles que ce soit vers le bas ou vers le haut ;
- contre la marchandisation du secteur de la santé,
à long terme
a) une caisse nationale d'assurance maladie avec primes proportionnelles à la capacité économique,
en attendant,
dans un premier temps
b) la séparation des caisses chargées de l'assurance de base et des caisses s'occupant des assurances complémentaires,
ensuite,
c) une caisse unique cantonale ou des caisses mutuellistes et syndicales;
- le retour des indemnités de chômage à 520 jours pour tous;
- une 13ème rente AVS-AI;
- le refus du démantèlement de l'AI et défense des droits des personnes atteintes dans leur santé;
- l'automaticité de l'attribution des prestations complémentaires sur la base de la déclaration fiscale.
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5) SANTE :
La Gauche valaisanne alternative défend une santé accessible à tous quels que soient les revenus et refuse une médecine à 2 vitesses. Nous refusons une marchandisation de la santé et le dictat des caisses - maladie plus soucieuses de leurs bénéfices que de la qualité des soins. L’être humain doit être remis au centre des dispositifs de santé et le personnel doit avoir son mot à dire dans l’élaboration de la politique sanitaire. La santé doit redevenir dans le secteur public. La planification doit avant tout prendre en compte les besoins de la population du canton et les besoins des personnels de santé. Nous refusons que l’informatisation des services serve à gérer la pénurie de personnel et réduise le temps de présence des soignants auprès des patients.
 
En conséquence nous voulons :
- une augmentation substantielle des effectifs dans les structures hospitalières et extrahospitalières (EMS, CMS, appartements partagés);
- des réformes hospitalières soucieuses de maintenir des hôpitaux de proximité;
- la planification nationale de la médecine de pointe;
- l’orientation vers et le financement d’une médecine axée sur la prévention;
- la réintroduction des médecines naturelles dans le catalogue des prestations ;
et nous nous opposons à l’actuelle révision de la LAMAL.
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6) SERVICES PUBLICS:
La Gauche valaisanne alternative pense que les Services publics sont, avec la politique sanitaire et sociale et l'éducation, le fondement d'une société juste et démocratique. Ce sont les services publics qui procurent également à toutes et à tous, au centre comme à la périphérie, un certain nombre de biens essentiels. Pour que ces biens, reconnus par la société comme fondamentaux, continuent d'être fournis partout et en tout temps dans des conditions acceptables et quels que soient les coûts engendrés, il est primordial que les Services publics restent aux mains de la société à travers des entreprises publiques, nationales, cantonales, régionales ou locales. Elles seules peuvent sur la durée garantir certains services, car seules elles peuvent travailler hors de la stricte logique économique. Elles seules peuvent travailler uniquement en vue de l'intérêt général, en étant contrôlées par les organes élus ou par la démocratie directe. Nous sommes résolus à lutter sans compromis aussi bien contre les libéralisations que contre les privatisations. En effet les libéralisations, quand bien même elles maintiennent des entreprises publiques, en les mettant en concurrence avec des entreprises privées, les poussent à adopter la logique privée. Or une entreprise publique suivant la logique privée ne vaut guère mieux, pour les services publics, qu'une entreprise privée. C'est pourquoi nous nous opposerons à toute libéralisation et à toute privatisation des services publics, non seulement futures, mais aussi déjà réalisées. Dans le domaine des services publics, nous nous battrons pour reconstituer des entreprises publiques détentrices de monopoles, ces derniers permettant d'échapper aux pratiques privées nées de la concurrence. Nous constatons aussi que les libéralisations et les privatisations dans les services publics ne sont que des moyens pour la constitution de monopoles privés incapables de servir l'intérêt général. Nous pensons aussi qu'à moyen terme il serait bon de réunir de nouveau la Poste et Swisscom, car il n'est pas normal que dans l'unique service des communications, le secteur en progrès des télécommunications ne puisse pas soutenir le secteur en déclin de la poste, celle-ci devant bientôt pour se maintenir se transformer en supermarché. La Gauche valaisanne alternative ne juge pas que les services publics en mains publiques sont toujours irréprochables, mais pour elle, les vraies réformes ne consistent pas à désengager l'Etat, mais à consulter en permanence celles et ceux qui les utilisent. Notre mouvement combattra donc sans compromis le transfert voulu par la droite des activités de services publics vers l'économie privée, car c'est un moyen d'accroître les profits de grandes entreprises en augmentant les inégalités entre habitant-e-s et entre régions. Nous ne laisserons pas l'Etat se décharger de ses responsabilités pour se mettre au service de minorités favorisées.
 
En conséquence nous voulons:
- des services publics (eau, électricité, poste, télécommunications, école, santé, transports publics) en mains publiques (Confédération, cantons, communes), certains en monopole, avec des tarifs accessibles à tous, voire gratuits;
- la reconstitution des PTT;
- le maintien des services en périphérie;
- le bas-prix ou la gratuité (jeunes en formation, chômeurs, aînés) des transports publics;
- la participation des usagers à la définition des politiques de service public;
- la construction obligatoire de logements sociaux (sans grands ensembles) et encouragement aux coopératives d'habitation;
- un Valais (et une Suisse) zone hors AGCS.
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7) FISCALITE:
La Gauche valaisanne alternative est favorable à l'impôt. A moins de vivre dans une société communiste idéale où les productions venant des capacités de chacun seraient en libre accès pour chacun selon ses besoins, il faut recourir à l'intermédiaire de l'argent. Et pour les biens et les services qu'on ne peut se procurer par les échanges entre particuliers, il faut que la collectivité s'en charge. Pour remplir ses tâches, la collectivité, comme les particuliers, a besoin d'argent, et cet argent ne peut provenir que des impôts. Nous pensons que les impôts sont nécessaires, et qu'étant faits pour satisfaire les besoins sociaux démocratiquement définis, ils doivent être établis en fonction de ces besoins: il ne s'agit pas de regarder ce qu'on a dans les caisses publiques pour savoir ce qu'on pourra dépenser, mais de fixer le montant des impôts nécessaire pour effectuer les dépenses requises. Nous sommes donc foncièrement opposés à la politique de réduction systématique des impôts pratiquée ces dernières années: elle ne conduit qu'à l'affaiblissement de l'Etat et à de plus grandes inégalités, car elle entraîne une réduction des prestations dont les moins favorisés sont les principaux bénéficiaires. Nous pensons de plus que si l'impôt est nécessaire, il doit être juste: il ne doit pas peser lourdement sur l'existence quotidienne des habitant-e-s et diminuer de manière injustifiée le train de vie de ceux qui gagnent moins. En conséquence l'impôt juste est un impôt qui doit toucher d'abord les ressources qui sont clairement des surplus par rapport aux besoins et au bon usage social qu'on peut faire de l'argent (hauts revenus, fortune, résultats des transactions financières, successions considérables). Il est normal que celles et ceux qui gagnent tellement qu'un prélèvement, même de la majeure partie de leurs gains, passerait inaperçu à leurs yeux, paient beaucoup: ils méritent certes de conserver une part de leurs gains, qui peuvent récompenser de réels mérites et parce qu'ils servent de motivation pour des actions souvent utiles à la société. Mais il ne faut pas non plus oublier que tout gain important est le fruit d'une oeuvre commune et qu'il n'est pas raisonnable que celles et ceux qui n'ont accompli qu'une (en général petite) partie de la tâche récolte une part considérable de ce qu'elle rapporte. Il n'est pas non plus correct de compter sur des impôts indirects au taux identique pour les gros et les petits revenus: l'impôt sur la consommation est très inégalitaire, son effet étant ressenti de manière beaucoup plus sensible par les bas revenus. La Gauche valaisanne alternative se battra donc pour des impôts directs progressifs taxant celles et ceux qui ont les moyens de les payer, et combattra de manière résolue les baisses d'impôts en faveur des plus riches amenant une réduction des prestations publiques pour celles et ceux qui en ont besoin.
 
En conséquence, nous voulons:
- une politique fiscale fondée sur l'Impôt fédéral direct et non sur la TVA;
- une imposition plus forte de la richesse, des gains en capitaux et mouvements spéculatifs à court terme, sur les successions des grandes fortunes;
- une harmonisation fiscale à l'échelle nationale;
- la suppression des forfaits fiscaux;
- la modification du plafond actuel de l'impôt cantonal et le réexamen de sa progressivité en vue d'une imposition plus sociale;
- l'exonération des personnes au bénéfice des prestations complémentaires;
- l'engagement de contrôleurs supplémentaires pour lutter contre la fraude fiscale.
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8) ECONOMIE:
La Gauche valaisanne alternative juge que le bon fonctionnement de l'économie est essentiel. Mais elle considère aussi que l'économie doit servir la société, en vue de l'épanouissement humain, et non l'asservir. L'économie doit subvenir aux besoins matériels des êtres humains, mais pour parvenir à ce but, elle doit accepter le contrôle de la société, notamment à travers l'Etat. Il n'est pas sensé de rejeter toute forme de marché, car le marché est un moyen de régulation simple souvent efficace et parce qu'il permet l'expression de l'initiative et de la créativité des individus et des groupes. Mais le marché ne saurait tout régler, car il crée aussi de nombreux déséquilibres et peut conduire, à travers la concurrence, aux pratiques malhonnêtes, aux faillites, aux déstabilisations permanentes, à l'élargissement du fossé entre favorisé-e-s et défavorisé-e-s. L'évolution actuelle du monde, à travers la mondialisation, a étendu l'anarchie du marché et la concurrence sans frein à toute la planète. Il est de plus en plus difficile de sauvegarder des économies locales, régionales et nationales, au service des habitant-e-s: les produits, libérés des droits de douane, s'échangent à longue distance, la solidarité entre producteurs et consommateurs ou entre producteurs disparaît, les multinationales financiarisées sans lien avec les travailleurs-ses ni même avec les clients, ferment, restructurent ou délocalisent sans état d'âme. Il n'y a plus qu'un objectif de l'activité économique: accroître la quantité d'argent à travers les transactions boursières, peu importe les êtres humains, peu importe l'appareil de production, peu importe l'environnement. Les mutations technologiques accélérées, les problèmes d'environnement et les impasses d'une société consumériste où l'abondance de biens matériels (pour certains seulement, il est essentiel de le souligner !) se paie notamment par un temps de travail long et épuisant, doivent d'autre part conduire à une remise en question de l'idéal de croissance: pourquoi toute la société devrait-elle encore longtemps se vouer à ces tâches éreintantes pour entretenir une machine dont la principale raison d'être est de continuer de fonctionner ? Nous voulons donc nous engager pour une économie au service des êtres humains, donnant un grand poids aux économies régionales et aux réseaux de solidarité qu'elles permettent. Nous voulons que se maintiennent de nombreuses petites et moyennes entreprises agricoles, artisanales et industrielles se soutenant les unes les autres au lieu de s'épuiser dans la concurrence. Nous pensons que s'il faut soutenir dans certains cas de grandes entreprises et les secteurs innovateurs et exportateurs, il faut aussi se préoccuper de secteurs plus traditionnels travaillant pour le marché intérieur. Le maintien, le redéploiement, voire la création de secteurs artisanaux, de même que le maintien, voire un nouvel essor du secteur agricole, sont des plus important: ils peuvent procurer des emplois nombreux, intéressants et sûrs. Nous estimons aussi que la gauche devrait de nouveau s'engager davantage pour soutenir la fondation d'entreprises sociales et solidaires, notamment de coopératives de production agricoles, artisanales et industrielles, car ce type d'entreprises, à travers la propriété collective, la gestion démocratique et l'esprit de solidarité, est spécialement apte à donner une orientation humaine aux activités économiques. Pour réaliser tous ces objectifs de régulation, d'orientation et de soutien, nous pensons, contre l'idéologie libérale, qu'une intervention accrue des collectivités publiques est nécessaire: lois et règlements, subventions, exonérations fiscales pour certaines entreprises, voire à l'occasion prise de contrôle ou création d'entreprises publiques. Ainsi la Gauche valaisanne alternative compte se battre pour une autre économie, démocratique, sociale, respectueuse de l'environnement, et non seulement pour obtenir une version un peu moins dure du système actuel.
 
En conséquence nous voulons:
- la remise en question du modèle de croissance capitaliste ;
- la participation des travailleurs dans la gestion des entreprises;
- le vote populaire sur les grands choix économiques;
- la socialisation de certaines grandes entreprises d'intérêt public (comme dans la pharmacie);
- la nationalisation, cantonalisation ou communalisation des entreprises rentables en voie de fermeture à cause de la maximisation des profits;
- lesoutien aux petites et moyennes entreprises travaillant pour le marché intérieur ;
- lesoutien à l'agriculture régionale par le maintien du soutien au marché, de taxes adaptées sur les produits agricoles étrangers, par l'adhésion au concept de souveraineté alimentaire, par la défense des petites exploitations grâce au maintien de la limite de 0,75 UMOS et au contrôle des prix des terrains et des fermages, soutien à l'agriculture contractuelle de proximité;
- l'encouragement à l'économie sociale et solidaire, notamment aux coopératives de production ;
- l’adoption d’un autre indicateur économique que le PIB.
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9) EDUCATION ET FORMATION:
La Gauche valaisanne alternative est fermement décidée à soutenir les progrès de l'éducation et de la formation en tant qu'elles contribuent à l'épanouissement humain. Nous regrettons qu'aujourd'hui l'attention soit de plus en plus concentrée sur la formation dans sa seule perspective professionnelle; les revendications dans ce domaine ne parlent en général que de l'augmentation des performances économiques grâce à des travailleurs mieux formés, ou des meilleures chances de retrouver un emploi pour les chômeurs-ses ayant suivi des formations. Nous ne contestons bien sûr pas l'importance de fournir aux travailleur-se-s les meilleures compétences dans leurs professions à travers les écoles professionnelles, les HES, les Universités et les Ecoles Polytechniques. Mais pour nous la formation, que nous associons au terme plus vaste d'éducation, demande bien plus. Il s'agit, à travers l'école primaire et les écoles secondaires, mais aussi dans les écoles professionnelles et à travers des écoles pour adultes, d'assurer à toutes et à tous une formation générale de base, non seulement utilitaire, permettant une meilleure qualité de vie. Il s'agit d'ouvrir à toutes et à tous, d'abord de manière obligatoire, puis de manière facultative, l'accès à des connaissances en histoire, en géographie, en économie, en sciences, etc. : c'est à ce prix qu'un savoir plus répandu développera l'autonomie des personnes, la capacité de forger des projets de vie, l'aptitude à critiquer et à améliorer les systèmes en place, le goût de participer à la vie démocratique. Pour atteindre cet objectif de former d'abord l'être humain et le citoyen et non seulement le futur salarié, l'éducation doit bien sûr rester un service public, très largement aux mains de l'Etat (il faut en tout cas que des possibilités égales soient gratuitement, ou à bas prix, accordées à chacun-e), et indépendante des pouvoirs économiques. Le système éducatif égalitaire doit venir en aide aux plus faibles, accueillir les élèves handicapé-e-s, jouer un rôle de premier plan dans l'intégration des personnes étrangères. Nous pensons donc que l'école doit être égalitaire, mais aussi exigeante, car il faut aider chacun-e à développer les idéaux et les comportements civiques, contraires à l'égoïsme, et à découvrir et cultiver le meilleur de lui-elle-même.
 
En conséquence nous voulons:
- un budget d'éducation correct permettant des classes à effectifs raisonnables, avec des cours d'appui et des études surveillées; pour une réussite de l'intégration, l'engagement d'enseignant-e-s spécialisé-e-s en nombre suffisant;
- une école laïque délivrant cependant des connaissances sur les diverses religions;
- une meilleure coordination des exigences et des méthodes de l'école primaire jusqu'aux écoles supérieures;
- la création de places d'apprentissage en nombre suffisant, avec la création d'un fonds de formation professionnelle alimenté par les employeurs, et des mesures incitatives pour que les entreprises accomplissent leur tâche formatrice;
- l’amélioration du système des bourses ;
- un enseignement renforcé de culture générale pour les apprenti-e-s;
- le maintien de la séparation entre lieux d'éducation et entreprises;
- la mise en place d’un programme d’éducation critique à la consommation ;
- la mise en place par l'Etat de formations continues gratuites ou à bas prix;
- la mise en place par l'Etat ou le soutien public à des structures de formation générale permanente (universités populaires ou ouvrières, cours du soir,...);
- l'introduction dans les administrations et entreprises de congés de formation tant pour la formation professionnelle continue que pour la formation générale.
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10) CULTURE ET SPORT:
La Gauche valaisanne alternative pense que la culture est l'un des biens les plus précieux. La culture s'entend dans trois sens principaux: d'abord l'ensemble des croyances et modes de vie propres à un groupe humain donné, ensuite le perfectionnement atteint par un individu notamment par l'acquisition et l'assimilation des connaissances, enfin l'ensemble des productions de la pensée et de l'art dans une société donnée. Ces trois sens ont une importance essentielle. Le premier sens montre qu'un être humain a droit au respect des caractéristiques propres au groupe (même très minoritaire) auquel il appartient: langue, coutumes. Le deuxième sens a trait à l'importance pour les individus de s'épanouir par le développement de leurs capacités, la satisfaction de leurs aspirations les plus profondes. Le troisième sens renvoie à ce qui permet à la société d'évoluer, d'aller vers de nouvelles conceptions et de nouveaux idéaux, vers plus de civilisation, grâce aux démarches de penseurs et d'artistes originaux. Nous pensons que la culture dans ces trois sens doit être soutenue et développée. Il faut qu'elle remplisse d'abord la fonction humaine qui est la sienne, et pour cela, nous refusons qu'elle devienne un domaine voué à la consommation et au commerce. Sa fonction humaine implique aussi qu'elle concerne toutes et tous les habitant-e-s et non seulement une aristocratie (d'ailleurs souvent composée de gens riches). Dans ce sens, nous voulons que la culture, dans toutes ses manifestations, soit activement encouragée par les pouvoirs publics. Mais pour éviter la restriction des libertés et l'instrumentalisation par l'Etat, nous réclamons aussi que soient constamment associé-e-s à la politique culturelle et les usagers-bénéficiaires et les créateurs constamment consultés pour défendre leurs intérêts. En outre les sports font partie de la culture dans les deux premiers sens: c'est ainsi que nous pensons qu'il faut aussi agir pour que ces activités restent avant tout des facteurs de joie, ainsi que des moyens d'améliorations physiques et morales, et non une nouvelle branche industrielle soumise à la loi du profit.
 
En conséquence nous voulons:
- la protection des minorités culturelles et la défense de leurs droits, notamment linguistiques et économiques, face à l'uniformisation marchande;
- un large soutien public (par des subventions, la mise à disposition de locaux, etc.) aux activités artistiques, musicales, théâtrales, cinématographiques, plastiques,... qu'elles soient le fait de créateurs reconnus, débutants ou de sociétés d'amateurs locales ou régionales;
- la gestion compétente et le développement avec le souci de l'accès à toutes et à tous (gratuité ou tarifs bas) des musées, bibliothèques, médiathèques et autres lieux de culture;
- une politique culturelle nationale, ne se limitant pas au cinéma, coordonnant les diverses initiatives cantonales et locales;
- la mise en place d'un grand nombre de centres culture et loisirs non seulement pour la jeunesse, mais aussi pour les aîné-e-s, avec un souci de développer des activités intergénérationnelles;
- le soutien public des sports amateur;
- la gestion des grands clubs sportifs par le biais de fondations poursuivant des objectifs essentiellement sportifs;
- la prévention et une lutte résolue contre le dopage.
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11) SECURITE:
La Gauche valaisanne alternative ne se voile pas la face devant les phénomènes de violence, touchant spécialement les jeunes, qui marquent la société actuelle. Elle ne s'associe pourtant pas à la dramatisation qu'en présentent certains médias collaborant ainsi objectivement avec les forces politiques misant sur la désécurisation des citoyen-ne-s: il y a toujours eu de la violence dans les sociétés, et les formes actuelles ne doivent pas être surestimées. Nous sommes, en tant que mouvement de gauche, plus soucieux de découvrir et de soigner les causes de la violence que d'en appeler seulement à la répression (même si elle est requise quand la loi n'est pas respectée). Nous constatons que la violence augmente d'autant plus que s'accroissent l'insécurité sociale et les inégalités. C'est ainsi que nous soutenons les politiques sanctionnant sans faiblesse les délits et les crimes commis, mais travaillant dans le même temps à prévenir les délits et les crimes futurs: or la prévention se fait par l'éducation (de bonnes écoles égalitaires), par le travail (des apprentissages et des places pour les jeunes), par la vie associative (dans les clubs sportifs, les associations culturelles, mais aussi dans les syndicats et mouvements politiques). Il s'agit de convaincre toutes et tous, et particulièrement les jeunes, qu'ils doivent se respecter: mais ce respect d'eux-mêmes passe par le respect et par la confiance qu'on leur accorde en les associant à la vie de la communauté. La dernière des attitudes à avoir selon nous serait d'accepter que des jeunes puissent se battre ou voler par simple désoeuvrement, en ayant l'impression que rien n'a de valeur.
 
En conséquence nous voulons:
- une lutte contre la violence et les incivilités par la police de proximité et une active collaboration entre police-éducateurs-milieux associatifs-entreprises et syndicats, pour que soit réalisée une meilleure intégration sociale par les loisirs et le travail.
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12) ENVIRONNEMENT:
Dans les circonstances qui voient survenir des modifications parfois catastrophiques de l'environnement suite à la surexploitation et au gaspillage de l'économie industrielle, la Gauche valaisanne alternative se battra avec force en faveur de la protection de la nature. Son refus de l'idéal de croissance dans l'économie témoigne clairement de cet engagement. Selon nous la protection de la nature s'impose autant par le respect à l'égard des êtres qui nous entourent que par la nécessité de garantir aux êtres humains, dans les années à venir et pour les générations futures une terre habitable. Nous devons lutter pour maintenir notre qualité de vie dans un environnement sain et agréable. Nous n'avons pas non plus à maltraiter les êtres non humains dans le seul but de satisfaire notre avidité. La Gauche alternative sera pourtant attentive au fait que la protection de l'environnement s'allie à la justice et que le poids de l'écologie ne soit pas porté par les personnes à bas revenus: l'effort pour sauvegarder la planète doit être un effort collectif et il faut viser une société égalitairement respectueuse de la nature.
 
En conséquence nous voulons:
- la préférence au rail;
- l'encouragement au covoiturage;
- la sortie du nucléaire, sans recours aux centrales thermiques classiques;
- l'appui aux énergies renouvelables (y compris hydraulique);
- une Suisse sans OGM;
- l'imputation des coûts énergétiques des produits consommés;
- des mesures contraignantes de protection de l'environnement accompagnées d'une défiscalisation des procédés écologiques.
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13) LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS:
La Gauche valaisanne alternative s'engage résolument pour la défense et l'extension des droits humains. A l'heure où d'aucuns souhaitent abolir la norme pénale anti-raciste approuvée en votation populaire en 1994, il est temps de réaffirmer notre volonté de protéger les minorités contre toute forme de discrimination. Pour ce qui est du racisme dans sa globalité, la médiatisation et l'utilisation politicienne de tristes faits divers mènent la population à cultiver un plus fort sentiment raciste envers les étrangers vivant dans notre pays. Il est de notre devoir de veiller à ce que la grande majorité de ces ressortissants ne subissent pas la vindicte populaire pour les actes de quelques criminels largement minoritaires. Il est de notre responsabilité de mener la réflexion et la discussion de l'intégration en lieu et place des réactionnaires en quête de sympathie, et de tout mettre en oeuvre pour punir les auteurs d'actes, de paroles ou d'écrits racistes.
En ce qui concerne la discrimination envers les personnes homosexuelles, la loi fédérale sur le partenariat enregistré fraîchement entrée en vigueur ne résoudra pas ce problème. Peut-être rencontrera-t-on même une réticence supplémentaire lorsqu'il s'agira par exemple d'annoncer son état civil lors d'un entretien d'embauche. Il faudrait donc obtenir un renforcement de la norme pénale anti-raciste pour lutter contre la discrimination envers les personnes homosexuelles.
 
En conséquence nous voulons:
- le renforcement par tous les moyens, notamment éducatifs, de la lutte contre les préjugés racistes et homophobes;
- la suppression du terme « race » dans les documents officiels ;
- l'adjonction aux divers articles du code pénal suisse sur la discrimination raciale de mentions portant sur l'orientation sexuelle ;
- le développement de la norme pénale anti-raciste pour qu’elle couvre toutes les formes de discrimination (par exemple celle à l’égard des rentiers AI).
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14) LAÏCITE:
La Gauche valaisanne alternative soutient de manière déterminée la laïcité de l'Etat (aux niveaux fédéral et cantonal). Face à une nouvelle offensive du religieux, souvent sous une forme radicalisée (les intégrismes), il est aujourd'hui indispensable de préserver la paix confessionnelle. Dans cette optique, il nous semble nécessaire d'appliquer la laïcité à nos institutions. D'aucuns se servent encore de la "primauté" des religions catholique ou protestante pour discriminer les religions minoritaires, ce qui est tout simplement contraire aux principes de l'égalité. Par contre, traiter sur pied d'égalité toutes les religions sans accorder le moindre privilège reste la seule réponse actuelle aux bouleversements culturels qui s'annoncent dans nos régions. Envisager chacun en tant que citoyenne et citoyen avant de le considérer en tant que chrétien, musulman ou juif, permet à l'Etat de se positionner en juge et arbitre neutre et juste. Bien que la liberté de croyance doive être la plus étendue possible, elle n'est pas sans limite dès lors qu'elle se situe dans le domaine public et qu'on la retrouve en contradiction avec les lois civiles. De notre faculté à refuser tout privilège et toute discrimination dépendra la paix confessionnelle et sociale de ce pays dans les années à venir.
 
En conséquence nous voulons:
- la séparation du religieux et de l'Etat, aux niveaux cantonal et fédéral (voir par ex. la Constitution du canton de Neuchâtel art. 97 à 99).
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15) POLITIQUE DE PAIX:
La Gauche valaisanne alternative est bien sûr résolument hostile à toute forme de guerre et aux organisations militaires qui la rendent possible. Pourtant, dans un contexte où la démilitarisation de tous les pays, et particulièrement des grands pays impérialistes, n'a pas encore, et ne peut pas encore être réalisée, nous pensons que nous devons conserver des forces défensives aptes à lutter contre une occupation étrangère (il est vrai très peu probable dans le contexte actuel). Ces forces n'ont aucun besoin des équipements les plus sophistiqués et les plus chers: ce n'est pas grâce à la haute technologie (à ces avions dernière génération qui n'interceptent jamais rien...) que les peuples résistent à l'oppression ! En conséquence, nous soutenons, pour autant que le contexte international n'est pas pacifié, des forces de défense aux effectifs réduits, constituées de milicien-ne-s (jamais contraint-e-s) issu-e-s de toutes les couches de la population: le plus grand souci pour nous est en effet que soit constituée une armée de professionnel-le-s dont la mentalité et les intérêts différents de ceux du reste de la population feraient qu'elle pourrait facilement se livrer à la répression. Parce qu'un service national est un excellent moyen de développer le sens de la communauté et de favoriser ainsi l'intégration, nous soutenons la mise en place d'un service civil obligatoire (dont les modalités sont à définir) pour celles et ceux résidant durablement dans le pays, et pour les citoyen-ne-s n'effectuant pas de service militaire. On pourrait estimer que des interventions à l'étranger au service de la paix devraient être exclusivement du ressort de ce service civil, et non des forces de défense.
 
En conséquence nous voulons:
- pour l'immédiat, le maintien d'une défense populaire de milice à effectifs réduits;
- la réduction drastique des dépenses militaires et l'affectation des sommes économisées au service civil et à la politique sociale;
- un service civil obligatoire pour toutes celles et tous ceux qui ne font pas de service militaire;
- l'interdiction des exportations de matériel de guerre;
- la claire condamnation, dans un esprit de non-alignement actif, de toutes les guerres d'agression, de toutes les occupations de pays souverains et de toute politique d'oppression des peuples minoritaires ;
- à long terme, la suppression de l’armée.
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16) POLITIQUE EUROPENNE:
La Gauche valaisanne alternative pense que face à l'UE la question qui se pose est la suivante: dans les circonstances actuelles, quand l'UE est totalement au service des forces néolibérales, quand l'Europe sociale est en panne, faut-il adhérer à ce grand ensemble dirigé contre les peuples d'ici comme contre les peuples du Sud ? En faveur du oui, il y a le fait qu'on se démarquerait ainsi clairement des forces de la droite ultralibérale et xénophobe qui veut une Suisse isolée emplissant ses coffres aux dépens du reste du monde; il y a aussi le fait qu'on pourrait rejoindre plus directement, dans un destin commun, les forces de gauche qui dans l'UE se battent contre le néolibéralisme. Mais en faveur du non, il y a le fait qu'une adhésion accélérerait le démantèlement des dernières protections que la Suisse peut maintenir dans son économie et ses services publics contre une extension sans limites du libre-échange et de la libre concurrence; il ne fait guère de doute que l'adhésion à l'UE mettrait en péril de nombreux emplois et amènerait des baisses de salaires, alors qu'elle affaiblirait encore les services publics (voir l'électricité), les petites entreprises agricoles, les industries travaillant pour le marché intérieur; d'autre part, une part de la démocratie directe disparaîtrait, et c'est une arme puissante de contestation du pouvoir capitaliste. Il n'est sans doute pas non plus nécessaire de faire partie de l'UE pour participer aux luttes politiques et syndicales de la gauche européenne; d'autant plus que les forces antilibérales mènent sans cesse le combat contre les aspects de l'UE (concurrence sans frein, libre-échange sans limites) auxquels la non adhésion permet de mieux résister; il est aussi intéressant de noter que les forces européennes clairement à gauche, avant les référendums d'adhésion, se prononcent contre celle-ci, et, en cas de refus, continuent de défendre la non adhésion. A la question enfin de savoir si d'éventuels avantages pour les citoyen-ne-s et travailleurs-ses de notre pays viendraient contrebalancer les conséquences négatives d'une adhésion, la réponse s'impose: avec son obsession de la concurrence et des libéralisations, avec son refus de toute politique sociale commune, il est très peu probable que les ouvriers-ères, employé-e-s, fonctionnaires, chômeurs-ses, retraité-e-s, ... suisses puissent attendre des améliorations d'une entrée dans l'UE.
 
En conséquence,
- en adhérant sans réserve au projet de l'Europe des citoyen-ne-s, démocratique et sociale,
- en nous engageant avec toutes les forces démocratiques d'Europe contre l'UE néolibérale et pour l'Europe démocratique et sociale,
- en expliquant clairement le non de gauche et en rejetant intégralement les arguments réactionnaires, nationalistes, isolationnistes et ultralibéraux de la droite dure,
nous voulons
- pour l'instant, l'indépendance à l'égard de l'UE néolibérale et impérialiste;
- la participation aux luttes progressistes européennes pour construire une UE démocratique et sociale;
- la fin en Suisse des politiques (secret bancaire, privilèges fiscaux pour les hauts revenus) nuisant aux intérêts des autres pays, notamment européens.
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17) POLITIQUE INTERNATIONALE:
La Gauche valaisanne alternative a conscience des constantes interactions qui se produisent constamment aujourd'hui entre toutes les parties du monde. Même si l'on agit au niveau local ou régional, il n'est plus possible actuellement de ne pas envisager les choses d'une manière internationale: la mondialisation est une réalité qui s'impose plus que jamais et qui demande un engagement pour apporter des changements au système mondial. C'est ainsi que nous pensons que la Suisse doit adopter une politique internationale fondée sur l'établissement de la justice; il n'est plus acceptable que le Nord soit beaucoup plus développé, que le Sud s'enfonce dans la misère, que se mette en place un système généralisé de libre-échange favorable aux régions les plus riches et empêchant le décollage des régions défavorisées; il n'est plus acceptable qu'une poignée de "grandes puissances", détentrices des pouvoirs économique et militaire, se constituent des empires, contrôlent les institutions internationales, et attisent les conflits dans le monde pour servir leurs intérêts. Il est temps que soient mises en oeuvre des politiques permettant à chaque région de marcher vers la prospérité, à travers un protectionnisme raisonnable et le choix de voies adaptées. Toutes les régions du monde doivent avoir une économie efficace fournissant assez d'emplois, avec une agriculture assurant leur souveraineté alimentaire et une industrie suffisamment développée pour éviter la dépendance pour tous les produits coûteux. Le développement équilibré du Sud permettra aussi de supprimer cette tendance des patrons du Nord à délocaliser dans les pays pauvres réduits à être des pays ateliers, et à ralentir l'exode massif des ressortissant-e-s du Sud victimes de la pauvreté et des violences qui lui sont liées. La Gauche valaisanne alternative soutient donc clairement le combat alter mondialiste visant à contester le modèle capitaliste libre-échangiste généralisé à partir des Etats-Unis.
 
En conséquence, nous voulons:
- une réorientation fondamentale du commerce international;
- la redéfinition du rôle de l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale pour que soit garanti, sous l'égide de l'ONU, le respect de principes sociaux et environnementaux;
- l'annulation de la dette du tiers-monde;
- une aide publique au développement à 1 % du PIB;
- la démocratisation de l'ONU, avec la suppression du droit de veto au Conseil de sécurité;
nous exprimons d’autre part notre solidarité avec les nouvelles expériences sociales qui se développent ailleurs dans le monde, particulièrement en Amérique latine.
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18) POLITIQUE MIGRATOIRE:
La Gauche valaisanne alternative accorde une importance essentielle aux divers aspects de la politique migratoire, qu'elle concerne la présence de travailleurs-ses étranger-ère-s, qu'elle regarde l'asile ou qu'elle ait trait aux droits politiques des migrant-e-s. Nous nous opposons de la façon la plus claire et la plus nette aux perpétuelles menées de la droite nationaliste, spécialement de l'UDC, sans cesse occupée, avec l'appui de certains médias, à jeter de l'huile sur le feu et à grossir les problèmes pour en empêcher la solution, dans le but de gagner ainsi des élections et des votations au mépris de l'intérêt du pays. Mais nous refusons aussi le discours de certain-e-s, ignorant la réalité, qui nient qu'il y ait des problèmes. Nous pensons que lorsque des personnes appartenant à des communautés très différentes sont amenées à vivre ensemble, surtout si les afflux sont importants, des difficultés apparaissent inévitablement: la méfiance naturelle à l'égard de l'autre, la diversité des sensibilités et des habitudes, des tensions sur le marché de l'emploi se manifestent nécessairement. Nous estimons pourtant que ces problèmes peuvent être résolus et que, dans l'ensemble et à long terme, l'immigration est favorable à la Suisse. Avec nos lois, dont certains aspects sont d'ailleurs inacceptables, nous ne courons pas le risque d'une invasion ! L'établissement d'étranger-ère-s apporte d'autre part de multiples bénéfices: pour occuper des places de travail pour lesquelles il y a peu d'intérêt de la part des Suisse-sse-s, pour enrichir notre culture, qui sans cela s'étiolerait, d'éléments nouveaux, pour, enfin, dans une période de faible natalité, contribuer à l'accroissement de notre population permettant notamment un financement adéquat de nos assurances sociales (nous ne pensons pas, comme certain-e-s, qu'il vaut mieux démanteler notre AVS que de la voir financer par des immigré-e-s). En tant que parti de gauche, nous voulons aussi redire haut et fort que les problèmes de la société capitaliste (émigration due à la pauvreté, chômage, bas salaires,...) ne sont pas dus aux étranger-ère-s, que ces dernier-ère-s sont tout autant que les nationaux-ales, et souvent plus, victimes du système, que le grand capital est responsable des dérèglements du monde, et que la mise en opposition des travailleurs-ses du pays et des travailleur-se-s étranger-ère-s est une des plus vieilles ruses du grand patronat pour maintenir sa domination. Nous soutenons donc une attitude positive et humaine à l'égard de l'immigration: il s'agit d'accueillir dans la mesure de nos moyens (et la Suisse, globalement, est riche) celles et ceux qui ont besoin de notre aide, de leur fournir les bases d'une vie digne et décente, de favoriser, en en payant le prix, l'intégration de celles et ceux demeurant chez nous pour de longues périodes. Il s'agit aussi, bien sûr, de traiter avec la sévérité requise les migrant-e-s qui ne respectent pas nos lois: mais il faut le faire parce que ce sont des délinquant-e-s ou des criminel-le-s et non parce qu'ils-elles sont des délinquant-e-s ou criminel-le-s étranger-ère-s.
 
En conséquence, nous voulons:
a) migrations économiques:
- voir le chapitre TRAVAIL;
- accueil de toutes les personnes munies d'un permis de travail, sans faire la distinction entre Européen-ne-s et autres origines;
b) politique d'asile:
- révision de la loi sur l'asile;
- régularisation collective de tous les sans-papiers actuels, sauf s’ils se sont rendus coupables de délits particulièrement graves;
- traitement rapide des demandes d'asile en donnant assez de moyens pour assurer le sérieux nécessaire;
c) naturalisation et droits civiques:
- naturalisation facilitée après 8 ans de résidence,
- droit de vote et d'éligibilité (progressivement aux niveaux communal, cantonal et fédéral) pour les étranger-ère-s après 5 ans de résidence.
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UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, DEMOCRATIQUE ET SOLIDAIRE !
mars-avril-mai-juin 2007

Statuts de la GVA

Statuts de la Gauche valaisanne alternative (GVA)
 
 
 
 
 
I. NOM/SIEGE
II. BUTS
III. MEMBRES
IV. REPRESENTATION VIS-A-VIS DES TIERS
V. ORGANISATION
VI. PARTICIPATION AUX INSTITUTIONS
VII. SITUATION FINANCIERE
VIII. DISPOSITIONS FINALES
 
 
 
 
I. NOM/SIEGE
 
1. Le mouvement de la Gauche valaisanne alternative (GVA) est une association au sens des art. 60ss. CC. Son siège se trouve à Martigny.
 
 
II. BUTS
 
2. La GVA a pour buts:
 
a) de lutter pour un changement profond de la société, impliquant le dépassement du capitalisme, le remplacement de la compétition par la coopération et la remise en question de la croissance.
b) de lutter pour le progrès de la démocratie, aux niveaux politique aussi bien qu'économique.
 
3. La GVA applique la parité entre les hommes et les femmes dans la désignation de ses candidat-e-s et la composition de ses organes.
 
4. Ses moyens d'action sont:
 
a) la promotion des buts précités par la présence active dans les régions, les quartiers, les entreprises et les associations, par la diffusion d'informations et d'idées, par la contribution aux débats dans les réunions ou dans la presse, par le soutien aux mouvements sociaux, par la participation aux votations et élections et par le lancement de pétitions, d'initiatives populaires et de référendums.
 
b) la collaboration avec les organisations syndicales ouvrières et paysannes, ainsi qu'avec toutes les organisations politiques, culturelles, sportives ou associations poursuivant des buts convergeant avec les siens.
 
 
III. MEMBRES
 
5. La GVA est composée de membres actifs-ves et de sympathisant-e-s.
 
6. Toute personne partageant les buts et voulant soutenir les actions de la GVA peut y adhérer.
 
7. Pour être admis, il suffit au requérant de déclarer, oralement ou par écrit, son intention de devenir membre ou sympathisant-e du mouvement et, pour les membres, de s'acquitter du montant de la cotisation. L'admission devient effective lorsqu'elle a été approuvée par la coordination cantonale.
 
8. L'adhésion à la GVA n'exclut pas l'appartenance à une autre organisation politique, pourvu que la personne partage les buts du mouvement.
 
9. Tout membre peut être exclu s'il nuit gravement au mouvement ou professe des idées contraires aux buts qu'elle s'est fixée. L'exclusion est prononcée par la coordination cantonale, et ne sera décidée qu'après que l'intéressé-e aura eu la possibilité de s'exprimer. Il-elle pourra toutefois faire recours auprès de l'assemblée générale ordinaire.
 
10. Le mouvement répond de ses engagements exclusivement avec ses biens; la responsabilité personnelle des membres est limitée au paiement de la cotisation annuelle.
 
 
IV. REPRESENTATION VIS-A-VIS DES TIERS
 
11. Le mouvement est valablement représenté vis-à-vis des tiers par la signature collective de trois membres de la coordination cantonale, dont le-la caissier-ère.
 
 
V. ORGANISATION
 
12. Les organes du mouvement sont:
- les groupes régionaux ou locaux
- l'assemblée générale ordinaire
- l'assemblée générale extraordinaire
- la coordination cantonale
- l'organe de contrôle des comptes
 
13. Les groupes régionaux ou locaux
 
13.1
Les groupes régionaux ou locaux peuvent rassembler les membres et les sympathisant-e-s du mouvement à l'échelle d'une région, d'un district ou d'une commune.
 
13.2
Ils représentent alors le mouvement et concrétisent ses objectifs dans les zones qu'ils couvrent.
 
13.3
Ils fonctionnent démocratiquement à travers des assemblées générales.
 
 
14. L'assemblée générale ordinaire
 
14.1 Composition
L'assemblée générale ordinaire est composée des membres et sympathisant-e-s du mouvement présent-e-s à la réunion.
 
14.2 Convocation
La convocation de l'assemblée générale ordinaire est adressée par la coordination cantonale au moins une fois par année.
Elle est adressée par écrit aux membres et sympathisant-e-s au moins deux semaines avant la date fixée.
 
14.3 Attributions
L'assemblée générale ordinaire
- prend connaissance du rapport annuel, des comptes annuels ainsi que du rapport de l'organe de contrôle des comptes et elle décide de leur ratification
- elle décide si elle accorde la décharge à la coordination cantonale
- elle élit les membres de la coordination cantonale et le-la caissier-ère pour une année. La réélection des membres de la coordination cantonale et du-de la caissier-ère est possible
- elle nomme l'organe de contrôle des comptes pour deux ans.
- elle définit les orientations politiques du mouvement
- elle fixe le montant des cotisations
- elle se prononce sur toute révision des statuts
- elle se prononce sur les exclusions
- elle se prononce sur toutes les autres matières portées à l'ordre du jour.
 
14.4 Décisions, droit de vote et majorité
Aucune décision ne peut être prise en dehors de l'ordre du jour.
Tous-tes les membres présent-e-s à l'assemblée générale ont un droit de vote égal.
Les décisions du mouvement sont prises à la majorité des membres présent-e-s à l'assemblée.
Si la décision concerne une décharge accordée à un-e membre, une affaire juridique ou encore un litige entre un-e membre et son conjoint ou entre un-e membre et un proche parent, le-la membre en question n'a pas le droit de vote.
En cas d'égalité des voix, la voix du ou de la président-e de séance est prépondérante.
 
14.5 Procès-verbal
Un procès-verbal est dressé à chaque réunion de l'assemblée générale ordinaire. Le procès-verbal doit être signé par son auteur ainsi que par trois membres de la coordination cantonale et approuvé par l'assemblée générale ordinaire suivante.
 
14.6 Date de l'assemblée annuelle
L'assemblée générale annuelle se tient dans la première moitié de chaque exercice.
 
15. L'assemblée générale extraordinaire
 
15.1 Convocation
La coordination cantonale, 10 % des membres ou l'organe de contrôle des comptes peuvent convoquer une assemblée générale extraordinaire.
 
15.2 Attributions
L'assemblée générale extraordinaire peut se prononcer sur les objets portés à l'ordre du jour.
 
15.3 Procès-verbal
Un procès-verbal est dressé selon les mêmes conditions que pour l'assemblée générale ordinaire.
 
16. La coordination cantonale
 
16.1 Composition
- la coordination cantonale est composée d'un nombre de membres compris entre quatre et dix, dont un-e caissier-ère
- tous les membres ont des pouvoirs égaux
- elle s'organise elle-même
- elle se choisit pour chaque séance un-e président-e.
 
16.2 Convocation
La coordination cantonale se réunit selon les besoins à la demande d'un ou de plusieurs de ses membres, ou à la demande d'un membre de l'organe de contrôle des comptes.
 
16.3 Attributions
Les attributions de la coordination cantonale sont les suivantes:
- elle applique les orientations politiques décidées par les assemblées générales
- elle peut faire des propositions aux assemblées générales
- elle administre le mouvement
- elle prépare et conduit les assemblées générales
- elle gére les fonds du mouvement
- elle rédige le rapport annuel pour l'assemblée générale ordinaire.
 
16.4 Décisions
Les décisions sont prises à la majorité simple. En cas d'égalité des voix, la voix du-de la président-e de séance est prépondérante.
 
 
17. L'organe de contrôle des comptes
L'organe de contrôle des comptes est composé de deux personnes nommées par l'assemblée générale. Il est tenu de vérifier, à la fin d'un exercice annuel, le bilan et les comptes et de présenter un rapport écrit à l'assemblée générale.
 
 
VI. Participation aux institutions
 
18. Désignation des candidat-e-s aux élections fédérales, cantonales et communales
Les candidat-e-s, annoncé-e-s à la coordination cantonale, sont désigné-e-s par une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
 
19. Limitation des mandats
Nul-le ne peut être candidat-e à une fonction fédérale, cantonale ou communale pour un troisième mandat consécutif.
 
20. Incompatibilités
 
20.1 Le mandat de député-e au Grand Conseil est incompatible avec celui de député-e aux Chambres fédérales.
20.2 Une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire peut étendre le régime des incompatibilités à d'autres mandats publics.
 
 
 
VII. SITUATION FINANCIERE
 
21. Ressources
Les ressources de la GVA proviennent:
- des cotisations des membres
- des intérêts de la fortune du mouvement
- des dons et legs
- d'autres recettes.
 
22. Cotisations
Le montant de la cotisation est fixé par l'assemblée générale ordinaire.
 
23. Dépenses
Les moyens financiers sont employés à mettre en oeuvre les décisions de l'assemblée générale et de la coordination cantonale ainsi qu'à couvrir les frais courants du mouvement.
 
24. Comptabilité
La comptabilité est tenue selon les principes commerciaux. La clôture des comptes est fixée au 31 décembre.
 
 
VIII. DISPOSITIONS FINALES
 
25. Exercice annuel
L'exercice et les comptes annuels correspondent à l'année civile.
 
26. Entrée en vigueur des statuts
Adoptés par l'assemblée générale, les présents statuts entrent en vigueur
le 15 juin 2007.
 
27. Révision des statuts
Toute modification des statuts doit être ratifiée à la majorité des deux tiers des membres présent-e-s.
 
28. Dissolution du mouvement
La dissolution du mouvement se fait conformément aux prescriptions légales. La dissolution doit être décidée par l'assemblée générale à la majorité des trois quarts des membres présent-e-s.
 
29. Liquidation du mouvement
C'est à la coordination cantonale que revient le mandat de liquidation. Les biens du mouvement devront être attribués à une association poursuivant des buts similaires.
 
 
Sion, le 15 juin 2007
 
Gauche valaisanne alternative (GVA)
 
Les membres de la coordination cantonale:
 
Jean-Marie Meilland     -    Véronique Barras   -     Graziano Lombardi    -      Barbara Lanthemann

Présentation

Contacts :

Les personnes qui souhaitent obtenir la plate-forme et les statuts peuvent les demander, selon les régions aux quatre membres de la coordination cantonale (elles peuvent aussi s'adresser à elles-eux pour toute question complémentaire)
 
 
Martigny- Vallée du Trient- Entremont:
Jean-Marie Meilland,
e-mail: jmmeilland@omedia.ch
 
Sion-Hérens-Conthey:
Barbara Lanthemann,
e-mail: balanth@netplus.ch
 
Sierre- Haut-Plateau-Anniviers:
Véronique Barras,
e-mail: cvbarras@netplus.ch

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